
Depuis quelques jours, un prétendu détournement de fonds liés aux primes de session, estimé à plusieurs milliards de francs guinéens, suscite des interrogations au sein de l’opinion publique. Face à ces allégations, il faut rappeler que le Président du Conseil National de la Transition avait immédiatement réagi avec rigueur et transparence en mettant en place une commission d’enquête chargée de faire toute la lumière sur cette affaire.
Toutefois, il est essentiel de rappeler certains faits afin d’éviter toute confusion et de rétablir la vérité.
Il s’agit d’une affaire antérieure à l’installation du CNT. Il est crucial de préciser que le dossier en question concerne la période de 2016 à 2021, soit bien avant la mise en place du CNT en janvier 2022 et installé le 5 février. Ce dossier relève donc des 8e et 9e législatures et ne saurait, en aucun cas, être imputé au CNT actuel.
Pour dissiper toute confusion, plusieurs éléments doivent être soulignés afin de mieux édifier l’opinion publique :
– Aucun texte officiel du Parlement ni avant ni maintenant ne fixe des primes journalières à 200 000 francs guinéens ;
– Aucun agent de l’administration publique guinéenne ne perçoit six millions de francs guinéens de primes de session par mois. Certaines rumeurs laissent entendre que même les plantons du CNT s’attendent à recevoir cette somme, ce qui est totalement infondé ;
– Les bulletins du FUGAS évoqués par certains travailleurs parlementaires ne concernent en réalité qu’un nombre restreint d’individus et, pire encore, ces documents ne sont pas authentiques.
Sous l’impulsion du Président du CNT, un processus d’assainissement rigoureux avait été engagé afin de garantir une gestion efficiente des ressources publiques. Cet effort a permis de :
– Nettoyer le fichier du personnel en y extirpant les fictifs, les doublons et autres irrégularités ;
– Augmenter les salaires de tous les travailleurs parlementaires à hauteur de 50 % ;
– Bancariser les travailleurs de l’administration parlementaire afin d’assurer une traçabilité totale sur les dépenses de l’État et de lutter efficacement contre la dilapidation des deniers publics.
Le Président du CNT a toujours affirmé son engagement en faveur d’une gouvernance intègre, transparente et responsable. Les parties concernées doivent éviter les amalgames et privilégier la quête de la bonne information auprès de la bonne source en vérifiant objectivement les faits.
Sidigbè Condé (journaliste)
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